- Le soutien du banquier n'est pas abusif quand la société qui sollicitait le crédit n'est mise en redressement judiciaire que plusieurs années après la fourniture du prêt bancaire.
En effet, la situation irrémédiablement compromise d'une société/d'un particulier s'apprécie à la date du prêt qui lui est consenti.
- La banque, qui a fautivement retardé l'ouverture de la procédure collective de son client, n'est tenue de réparer que l'aggravation de l'insuffisance d'actif qu'elle a contribué à créer.
La persistance du soutien abusif des banques, dont le résultat a été le placement de l'entreprise en redressement judiciaire, peut entraîner la condamnation de la banque à verser le montant des créances déclarées à titre de dommages-intérêts.
Voir : C. cass. ch. com. 11 mai 2010 (pourvoi n°09-12906 09-13347)
Voir : C. cass. ch. com. 11 mai 2010 (pourvoi n°09-12906 09-13347)
Voir aussi : article 1382 du Code civil