Les juges ne peuvent débouter un époux de sa demande d'indemnité au titre des échéances d'un emprunt immobilier réglées par lui au cours de l'indivision post-communautaire en énoncçant que, durant cette période, il se trouvait encore au domicile conjugal dont il avait profité tout autant que l'épouse.
En effet, les règlements d'échéance d'emprunts immobiliers effectués par un époux au moyen de ses deniers personnels au cours de l'indivision post-communautaire constituent des dépenses nécessaires à la conservation de l'immeuble indivis.
Ces règlements donnent lieu à indemnité et non à récompense, sur le fondement de l'article 815-13, alinéa 1er, du code civil.
Voir : C. cass. 1ère ch. civ. 7 juin 2006 (pourvoi n°04-11524)