Avant de condamner un des époux à rembourser un contrat de crédit, le juge doit relever son consentement exprès aux emprunts dont le remboursement lui est demandé et rechercher si les fonds empruntés portaient sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante du ménage.
En effet, toute dette contractée par l'un des époux pour l'entretien du ménage oblige l'autre solidairement, mais la solidarité n'a pas lieu pour les emprunts qui n'auraient pas été conclus du consentement des deux époux, à moins qu'ils ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante.
Un époux peut refuser de rembourser des contrats de prêt et dire que :
- il n'a pas signé les acceptations d'offre préalable de l'établissement de crédit ;
- sa signature a été imitée par son épouse,
- son épouse a employé les sommes prêtées pour les besoins de son activité commerciale.
Voir : C. cass.1ère ch. civ. 14 avril 2010 (pourvoi n°08-15930)
Voir aussi : article 220 alinéas 1 et 3 du Code civil